Le 15 décembre 2010 - Lettre recommandée avec AR à Monsieur le Préfet

 Jean-Jacques LOTTIN

 Président                                                                                                                                                                                                                                                                                                    Pernes le 15 décembre 2010

 

Monsieur le Préfet de Vaucluse,

 

                CINÉA 84 vous a adressé le 30 novembre une alerte à la suite de la découverte fortuite sur la décharge de Pernes gérée par SITA-Méditerranée, de plaques de sous-tuiles et de tuyaux de fibrociment manifestement fabriqués en amiante-ciment.


                Nous avons photographié ces déchets interdits dans une telle décharge, sous le contrôle d’un huissier de justice. Nous avons fait circuler ces clichés, et plusieurs experts ont confirmé notre « impression » : il s’agirait bien d’amiante telle qu’elle a circulé jusqu’au delà de 2000.


Outre ces déchets fortement suspects, les photos révèlent de gros pavés de déchets à forte charge de goudron, également interdits, alors que la loi oblige le gestionnaire de ce type de décharge à exercer au quotidien un contrôle VISUEL à l’arrivée de chaque chargement.

                Depuis avril, nous réfutons fermement l’argumentaire de SITA selon lequel l’amiante lié serait un matériau « INERTE », ce qui autoriserait son dépôt dans une décharge ordinaire.


                Or, la Loi est venue très récemment renforcer notre position de manière irréfutable : l’arrêté du 28 octobre 2010, paru au JORF le 16 novembre, portant sur les installations de stockage de déchets inertes, édicte en effet clairement dans son article 3, que :

« ne sont pas des déchets inertes : les déchets de matériaux de construction contenant de l’amiante », mettant enfin la France en harmonie avec les directives européennes.


                Ce texte renforce notre volonté de refuser l’enfouissement à Pernes et ailleurs, à l’heure où les process industriels de recyclage sont de plus en plus avancés, ainsi que nous vous l’avons plusieurs fois exposé, ainsi qu’au Ministère de l’Environnement.


                Notre lettre vous demandait, au nom du principe de précaution, une fermeture conservatoire de la décharge, et la réalisation en urgence -compte tenu du risque très réel de diffusion des fibres directement déposées au sol en ces périodes de grand mistral- d’une expertise du contenu récent et ANCIEN de cette décharge.


                Nous souhaitons connaître les résultats de votre démarche, afin de rassurer les habitants, qu’il y ait ou non de l’amiante. Cela fait partie du contrat social en système démocratique.


                Veuillez croire, Monsieur le Préfet à ma haute estime.



Ajouté le 27/12/2010 par Jean Jacques LOTTIN - Président - 0 réaction

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