COMMUNIQUE DE CINEA 84

Le 1er décembre 2010 à 9h30, une réunion exceptionnelle s'est tenue à l'Espace Saint GIlles en vue d'informer les médias, les élus et les citoyens sur ce qui a été vu le 26 novembre 2010, depuis l'aérodrome, sur le site se SITA Méditerranée.
Le communiqué suivant a été remis à la presse,
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A PERNES SITA MEDITERRANEE FILIALE DU GROUPE SUEZ-"ENVIRONNEMENT"
DÉPOSE DÉJÀ DE l'AMIANTE SANS AUTORISATION ...

 CINEA 84 s'est créée à Pernes en vue d'organiser la mobilisation des habitants et des élus face au danger que constituerait pour la santé publique et la sécurité civile, l'ouverture d'une décharge destinée au stockage de déchets amiantés au cœur des vignobles de Pernes, le long de l'aérodrome.

L'ensemble des élus du Conseil Général de Vaucluse a voté une délibération contre cette ouverture.
Le député de Carpentras, la COVE, l'Association des Sorgues du Comtat et de nombreuses municipalités qui accompagnent les 8000 signataires de notre pétition, confortent notre opposition
.

Nous avons rencontré l'entreprise SITA-Méditerranée, afin de négocier une alternative industrielle au simple enfouissement qui lègue à nos descendants une bombe à retardement.


SITA s'était engagée à faire une étude complémentaire, et à expertiser les processus de valorisation-recyclage des déchets en Europe. Nous leur avons fait des propositions concrètes de mise en place d'une concertation technique avec des scientifiques de renom (Pr DELMAS).

Nous n'avons pas eu de suites à cette offre.

Mais nous avons appris par la presse que SITA différait sa demande d'autorisation afin de « donner un délai supplémentaire à la maturation de solutions de recyclage ».

Dont acte.

Dans le même temps, elle sollicitait du préfet des Bouches-du-Rhône une prolongation de son centre d'enfouissement des Pennes-Mirabeau, qui sera saturé en 2015.

Continuant notre expertise des alternatives industrielles, nous avons demandé à Monsieur BORLOO de diligenter la mise en place d'un groupe de travail technique sur cette question, ce que son directeur de Cabinet s'est engagé à faire dans sa réponse du 26 octobre à Monsieur FERRAND, député de Carpentras.


Nous souhaitons que la nouvelle ministre reprenne cet engagement à son compte.


Notre bureau s'est rendu jeudi 25 novembre sur les bords de la décharge, dans l'enceinte de l'aérodrome, pour procéder à une inspection citoyenne des déchets VISIBLES en attente d'être enfouis.

A notre grand effarement, nous avons constaté qu'à fleur de sol, non contenus dans des-double-bags, de-nombreux morceaux d'amiante-ciment Éternit étaient abandonnés au vent, attendant qu'un bulldozer les enfouisse, ce qui provoquera de façon mécanique la libération de fibres toxiques ne demandant qu'à s'envoler.

 

(Nos photos ont été authentifiées par un huissier de Justice).

 

Ce sont des fibres actives, vivantes et cancérogènes, malgré les constantes dénégations de SITA qui s'entête à les baptiser INERTES, afin de pouvoir les déposer dans des décharges ordinaires.


L'amiante est là en quantité, COMME DANS UNE VULGAIRE DÉCHARGE SAUVAGE, et nous ne comprenons donc pas pourquoi, alors, solliciter une autorisation de dépôt.

D'ailleurs, personne ne semble savoir quel est le classement de cette gravière de Pernes ...


Est-ce pour faire « régulariser» officiellement à posteriori un état de fait délictueux?

 


Une insulte dans tous les cas au principe de précaution, une violation de l'acte préfectoral de 2008 n'accordant pas d'autorisation de stockage, et le départ d'un second « scandale de l'amiante ».


CINEA 84 a toujours été constructive, fédérative et respectueuse du dialogue institutionnel.

   

 

Aujourd'hui, forts de nos nombreux soutiens, nous exigeons des mesures radicales pour mettre fin à cette mascarade de Pernes: nous pensons qu'il faut d'urgence obliger SITA fermer cette déchargé illégale, non autorisée à recevoir des déchets toxiques comme l'amiante, et la sécuriser avant que le vent ne disperse encore plus les fibres qu'elle contient; il faut faire procéder à une expertise de génie sanitaire pour évaluer la quantité d'amiante clandestine que contient déjà cette gravière sans protection spéciale lors du dépôt, ni alvéoles de confinement.

  ,

Il faudra ensuite envisager un suivi des personnels gui ont côtoyé cette décharge sans protection réglementaire. par la médecine du travail.

Enfin, il faudra exiger de SITA qu'elle nettoie cette décharge et sauvegarde par cette mesure le droit à la santé et à la tranquillité des riverains.

 


A terme, elle devra être définitivement sécurisée dans le respect des normes environnementales européennes, recouverte d'une couche d'argile d'un mètre, et replantée.

 


Nous nous réservons, en fonction des résultats des diverses expertises, d'envisager des suites judiciaires-en réparation d'un préjudice moral pour les riverains, et d'une éventuelle faute inexcusable pour l'exploitant de ce stockage, ainsi que la jurisprudence de la loi de décembre 1996
l'a progressivement installée.


Il n'est plus possible d'être spectateur de cette affaire. Elle nous concerne tous.

Nous avons fait savoir depuis avril sa gravité d'abord potentielle, aujourd'hui CONCRÉTISÉE.


L'abandon irresponsable d'amiante à Pernes est une faute grave (et hypocrite) qui doit provoquer des mesures radicales et des sanctions.

Nous allons donc les exiger du Préfet de Vaucluse, et des responsables locaux et nationaux.

 

                                              Pour le Bureau de CINEA 84,

                                                       Le Président


La gravière de SITA - Photo huissier 26-11-2010



Après épandage, les déchets sont réduits en confettis

 

    


Ajouté le 02/12/2010 par Pour le Bureau, le Président - 0 réaction

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